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  •  *Coup de cœur*

    " Personne ne refusa l'eau et la pâtée grisâtre des sceaux. On mangea goulûment sans hésiter à nous lécher les paumes ou à sucer ce qui pouvait être rester sous nos ongles sales. La mère de Janina somnolait souvent. Pour ma part, bien qu'épuisée, je pouvais à peine dormir. Le fracas et le mouvement du train me tenaient éveillée. Je restais assisse des heures, me demandant où l'on nous emmenait et comment je pourrai avertir Papa. Janina tapota l'épaule du Chauve.
    - J'ai entendu dire que vous étiez juif, demanda-t-elle.
    - C'est ce que tu as entendu dire, hein?
    - Est-ce que c'est vrai?
    - Oui. Et moi j'ai entendu dire que tu étais une petite morveuse. C'est vrai?
    Janina s'interrompit un instant pour réfléchir.
    - Non, je ne crois pas. Maman m'a dit qu'Hitler et les nazis pourraient bien tuer les Juifs, un jour. Vous saviez ça?
    - Ta mère se trompe. Hitler est en train d'assassiner les Juifs.
    - Mais pourquoi? demanda Jonas.
    - Hitler est persuadé que la pureté raciale est la meilleure réponse qui soit à tous les problèmes de l'Allemagne, expliqua le Chauve. Il a donc fait des Juifs son bouc émissaire. Mais cette affaire est trop compliquée pour les enfants.
    - Est-ce à cause de ça que vous êtes avec nous plutôt qu'avec les nazis? demanda encore Jonas.
    - Tu crois peut-être que j'ai eu le choix? Que ce soit sous le règne de Staline ou sous le règne d'Hitler, cette guerre nous anéantira tous. La Lituanie est prise au piège -coincée entre deux tyrans. Vous avez entendu l'homme de Kalmanka tout à l'heure. Les Japonais ont bombardé Pearl Harbor. Il se peut que les États-Unis se soient déjà alliés avec les Soviétiques. Assez parlé. A présent, silence!
    - Nous allons en Amérique, déclara le Rabâcheur. En Amérique. " p.312-313

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  • "Je savais qu’un million de soldats étaient morts à Verdun. Mais ce n’étaient là que des abstractions, des chiffres, des statistiques, des informations. On ne peut souffrir pour un million d’êtres.
    Mais ces trois enfants, je les avais connus, je les avais vus de mes propres yeux, c’était tout à fait différent. Qu’avaient-ils fait, qu’avaient fait leurs pauvres parents pour mériter un tel sort "

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