• "Mouret se fâcha. Il tapa de sa main ouverte sur la soie, il cria nerveusement :
    - Mais je le sais, et c’est pourquoi je désire en faire cadeau à nos clientes… En vérité, mon cher, vous n’aurez jamais le sens de la femme. Comprenez donc qu’elles vont se l’arracher, cette soie !
    - Sans doute, interrompit l’intéressé, qui s’entêtait, et plus elles se l’arracheront, plus nous perdrons.
    - Nous perdrons quelques centimes sur l’article, je le veux bien. Après ? le beau malheur, si nous attirons toutes les femmes et si nous les tenons à notre merci, séduites, affolées devant l’entassement de nos marchandises, vidant leur porte-monnaie sans compter ! Le tout, mon cher, est de les allumer, et il faut pour cela un article qui flatte, qui fasse époque. Ensuite, vous pouvez vendre les autres articles aussi cher qu’ailleurs, elles croiront les payer chez vous meilleur marché. [...]
    - Comprenez-vous ! je veux que dans huit jours le Paris-Bonheur révolutionne la place. Il est notre coup de fortune, c’est lui qui va nous sauver et qui nous lancera. On ne parlera que de lui, la lisière bleu et argent sera connue d’un bout de la France à l’autre… Et vous entendrez la plainte furieuse de nos concurrents. Le petit commerce y laissera encore une aile. Enterrés, tous ces brocanteurs qui crèvent de rhumatismes, dans leurs caves !" Chapitre 2.

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    " Son visage est à demi plongé dans l'ombre, à demi éclairé par les feux d'approche. Chevalier noir, chevalier blanc : c'est une bonne métaphore pour Christian. Il a l'air tendu. Sa mâchoire est crispée. Il défait son harnais, puis le mien. Son visage n'est qu'à quelques centimètres.
    - Vous n'êtes pas obligée de faire ce que vous ne voulez pas faire. Vous le savez, n'est-ce pas?
    Il parle d'une voix sérieuse, presque désespérée ; son regard exprime une telle passion que j'en suis désarçonnée."
    Oui il y a des moments qui sont plus axés sur l'envers du décor, la véritable personnalité de Grey, parfois vu par Anastasia, parfois plus énigmatique dans les paroles qu'il peut prononcés, et c'est quand même l'intérêt majeur que je porte à ce livre.

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  • " Te prends pas la tête, ça ne voulait rien dire du tout.

    - Oui, ça, c'est sûr, mais...

    - Je t'ai dit que j'étais désolé.

    >> Elles m'ont énervé... Je me suis dit qu'en laideur intérieure, elles avaient la palme...

    >> En revanche, toi... C'est ton truc de t'emporter d'un coup, dis donc..." p.36-67

    Si j'ai pris cet extrait, c'est juste parce que des filles ont fait un truc qui révoltait Aoi, et qu'elle a décidé de défendre Shûsei, qui a finit par se débarrasser d'elles quand ça a mal tourné, et que j'aime bien que la fille ne soit pas que la petite fleur sans défense, mais qu'elle est du courage aussi pour ouvrir sa bouche! Même si Aoi est maladroite... C'est ce qui est aussi touchant!

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  • " Stambek rigole et nous progressons gaiement dans les entrailles coupantes de la montagne. C'est un bon camarade. Dommage que je sois trop fatigué le soir pour jouer avec lui... La pure vérité, c'est que je regrette le temps où je cavalais dans les escaliers avec Baksa, Emil et les autres. Mais voilà, la vie passe et il faut être grand." p.66

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  • " Liz se rappelait être arrivée au carrefour près de la galerie marchande, face aux râteliers à vélos installés de l'autre côté de la rue. Surgissant de nulle part, un taxi avait foncé sur elle à toute allure.
    Elle se rappelle avoir eu l'impression de voler dans les airs, durant ce qui lui avait semblé une éternité. Elle se rappelle s'être sentie intrépide, heureuse et comdamnée, tout cela à la fois. Elle se rappelle avoir pensé: J'ai triomphé de la pesanteur." p. 31

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