• " Je descend du lit et me dirige vers la fenêtre. J'ouvre la porte du balcon et m'avance tranquillement vers la rambarde en verre. Sa transparence est déstabilisante. L'air est frisquet à cette altitude.
    Je contemple les lumières scintillantes de Seattle. Christian est tellement loin de tout, là-haut dans sa forteresse. Il n'a de compte à rendre à personne. Il venait juste de me dire qu'il m'aimait et toute cette merde refait surface à cause de cette horrible femme. Je lève les yeux au ciel. Sa vie est si complexe. Il est si complexe." p.382

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  • "- Arpius, je te prie de me dire ce que tu penses de mon cousin Guerolf.
    - Soit. Eh bien, je pense que si la jalousie se pesait en kilos, son cheval s'écroulerait sous lui.
    - Sans doute, mais de là à me faire tuer, il y a...
    - Il vous étriperait avec autant de regret que j'en ai à vider un poulet.
    - Tu exagères.
    - Vous avez raison, je n'aime pas vider les poulets. [...] Alors que rien ne l'annonce, on devine que quelque chose de terrible se prépare. Quelque chose qui concerne la vie et la mort" p.63

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  • " Pollution, surpopulation, chômage... San Luis Potosi souffrait des mêmes maux que le reste du Mexique. Les gouvernements qui s'étaient succédé à la tête de l’État avaient montré la même incurie, quel que fût leur bord. Le voisin nord-américain, au contraire, continuait d'exhiber son insolente bonne santé économique, son statut de leader des nations industrialisées.
    Et maintenant, il y avait le mur, vécu par le commun des Mexicains comme une suprême insulte.
    Chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées, [...]. Une vrai mentalité de cow-boy." p.30

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  • "Mouret se fâcha. Il tapa de sa main ouverte sur la soie, il cria nerveusement :
    - Mais je le sais, et c’est pourquoi je désire en faire cadeau à nos clientes… En vérité, mon cher, vous n’aurez jamais le sens de la femme. Comprenez donc qu’elles vont se l’arracher, cette soie !
    - Sans doute, interrompit l’intéressé, qui s’entêtait, et plus elles se l’arracheront, plus nous perdrons.
    - Nous perdrons quelques centimes sur l’article, je le veux bien. Après ? le beau malheur, si nous attirons toutes les femmes et si nous les tenons à notre merci, séduites, affolées devant l’entassement de nos marchandises, vidant leur porte-monnaie sans compter ! Le tout, mon cher, est de les allumer, et il faut pour cela un article qui flatte, qui fasse époque. Ensuite, vous pouvez vendre les autres articles aussi cher qu’ailleurs, elles croiront les payer chez vous meilleur marché. [...]
    - Comprenez-vous ! je veux que dans huit jours le Paris-Bonheur révolutionne la place. Il est notre coup de fortune, c’est lui qui va nous sauver et qui nous lancera. On ne parlera que de lui, la lisière bleu et argent sera connue d’un bout de la France à l’autre… Et vous entendrez la plainte furieuse de nos concurrents. Le petit commerce y laissera encore une aile. Enterrés, tous ces brocanteurs qui crèvent de rhumatismes, dans leurs caves !" Chapitre 2.

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  •  

    " Son visage est à demi plongé dans l'ombre, à demi éclairé par les feux d'approche. Chevalier noir, chevalier blanc : c'est une bonne métaphore pour Christian. Il a l'air tendu. Sa mâchoire est crispée. Il défait son harnais, puis le mien. Son visage n'est qu'à quelques centimètres.
    - Vous n'êtes pas obligée de faire ce que vous ne voulez pas faire. Vous le savez, n'est-ce pas?
    Il parle d'une voix sérieuse, presque désespérée ; son regard exprime une telle passion que j'en suis désarçonnée."
    Oui il y a des moments qui sont plus axés sur l'envers du décor, la véritable personnalité de Grey, parfois vu par Anastasia, parfois plus énigmatique dans les paroles qu'il peut prononcés, et c'est quand même l'intérêt majeur que je porte à ce livre.

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  • " Te prends pas la tête, ça ne voulait rien dire du tout.

    - Oui, ça, c'est sûr, mais...

    - Je t'ai dit que j'étais désolé.

    >> Elles m'ont énervé... Je me suis dit qu'en laideur intérieure, elles avaient la palme...

    >> En revanche, toi... C'est ton truc de t'emporter d'un coup, dis donc..." p.36-67

    Si j'ai pris cet extrait, c'est juste parce que des filles ont fait un truc qui révoltait Aoi, et qu'elle a décidé de défendre Shûsei, qui a finit par se débarrasser d'elles quand ça a mal tourné, et que j'aime bien que la fille ne soit pas que la petite fleur sans défense, mais qu'elle est du courage aussi pour ouvrir sa bouche! Même si Aoi est maladroite... C'est ce qui est aussi touchant!

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  • " Stambek rigole et nous progressons gaiement dans les entrailles coupantes de la montagne. C'est un bon camarade. Dommage que je sois trop fatigué le soir pour jouer avec lui... La pure vérité, c'est que je regrette le temps où je cavalais dans les escaliers avec Baksa, Emil et les autres. Mais voilà, la vie passe et il faut être grand." p.66

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