• " Elle (la grand-mère de Lula) parlait yiddish avec un fort accent polonais dont elle n'avait jamais cherché à se débarrasser. Mais elle chantait merveilleusement, en yiddish, en polonais et même en allemand, et me disait dans le creux de l'oreille que le yiddish n'était pas une langue pour chanter, que le polonais et l'allemand convenaient beaucoup mieux. Je savais qu'elle avait tord, il y avait d'admirables chants yiddish qui me tiraient des larmes. Et j'étais morte de honte quand elle me glissait des choses pareilles devant d'autres gens, ma mère par exemple, qu'elle adorait faire enrager.. Alors, elle se redressait, me faisait un clin d'oeil.
    - Tu verras, Luna, c'est très compliqué, les Polonais, les Juifs, les Allemands - elle disait << les Prussiens>>. Beaucoup plus compliqué qu'on ne le dit. Beaucoup, beaucoup plus." p.37

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  • " Le succès de Madame en tant que médium grandissait. Velvet voyait son nom dans les journaux, parfois, et surprit une femme, un jour, dans la rue, qui parlait d'un évènement incroyable: " Et Madame Savoya dit l'avoir bel et bien vu, qui se tenait debout devant elle. Là, debout -lui qui est mort, il y a cinq ans!" " p.63

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  • " Rien ne m'atteint, tout est surface. C'est que je ne m'attendais pas à ce que cela se finisse comme ça, m'expliquera-t-on plus tard, donc je suis en état de choc: quelque chose en moi bloque l'accès au réel. " p.12

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  • " Les gens d'ici ne respirent pas. Je n'emploie pas ce mot au sens figuré, qui laisserait penser qu'ils courent sans cesse et partout sans prendre le temps de s'arrêter ni de souffler. Non, je veux dire qu'ils ne font pas entrer d'oxygène das leur bouche ni dans leurs narines comme nous, les êtres humains, et comme tous les vertébrés. Ils n'inspirent pas, leurs poumons ne se gonflent pas, ils n'expirent pas ensuite pour rejeter le dioxyde de carbone. Leur poitrine est plate, presque creuse. Ils ne respirent pas.
    C'est la chose la plus importante à savoir." p.49

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  • " Je souris. Je comprends ce que mon père essaie de faire. J'ai vu tes photos, alors tu as le droit de regarder les miennes. Cinquante-cinquante. On est à égalité. J'espère simplement qu'il n'y a pas que ça dans le carton, parce qu'un blog, c'est beaucoup plus qu'une somme de clichés. Un blog, ça raconte. Un blog, ça vit." p.38-39

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  • " -Je pense que tu es courageuse, dit-il. Je pense que vous avez tous du courage de venir dans des endroits comme celui-ci, d'essayer de grandir. C'est difficile, non?
    - Qu'est-ce qui est difficile?
    - D'essayer de découvrir comment être soi-même.
    Elle hocha la tête.
    - Il y a de nombreuses façons de le faire, Mina. Une façon différente pour chacun d'entre nous. Et tu sais quoi? Ça reste difficile toute la vie. " p.246

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  • " -Dites-moi, tante Agatha, fit Morgana en soulevant sa tasse de thé, que savez-vous du comte Malcolm Greewald?
    - Cet Écossais? Il ne conviendra guère à Rosalie, décréta-t-elle d'un ton péremptoire.
    - De toute évidence, admit Morgana. Alors?
    - Que pourrais-je vous dire que vous ne sachiez déjà? Il est riche, brillant et extrêmement influent du fait de son amitié avec le prince régent, mais c'est aussi un dévoyé doté d'un charme et d'une beauté insolente.
    - Ça, je le sais déjà, mais encore?
    - Je ne sais que fort peu de choses, le compte est un homme fort discret, il paraît peu en société et reste malgré son rang d'un caractère assez sauvage...
    Morgana sourit.
    - Vous le dépeignez comme un barbare...
    - Ne vous ai-je pas dit qu'il était écossais?" p.42
    J'adore ce passage, ce n'est pas mon préféré, mais la tante Agatha commence fort avec son goût des ragots et sa vision de la sauvagerie écossaise!

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